Anaïs MALIE

gris Doctorante en sociologie
gris Institution : INRA
gris Mail anais.malie@gmail.com

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vert Travaux de recherche

  • Novembre 2011 (en cours) : Thèse de doctorat : « Les conditions sociales de mise en place d’une « consommation durable ». Analyse localisée des lieux d’approvisionnement alimentaire en milieu rural ». Sous la codirection d’Eric Darras (LaSSP, IEP Toulouse) et Nicolas Renahy (CESAER, INRA Dijon).
  • 2011 : Mémoire de Master II : « Consommer bio, consommer local. Etude ethnographique de pratiques alimentaires en milieu rural », Mention Très Bien, jury composé de Julian Mischi (CESAER, INRA Dijon) (dir.) et Florence Weber (CMH, ENS Paris).
  • 2011 : Mémoire secondaire, rédaction d’un article, « ‘Ça se maintient mais jusqu’à quand ?’Une association de « rapatriés » face au vieillissement de ses membres et à sa pérennisation », sous la direction de Michel Offerlé (CMH, ENS, Paris).

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vert Communications

  • Présentation des avancées du travail de thèse, Séminaire « les sciences sociales en pratiques », CESAER, INRA Dijon, le 9 mai 2012
  • Communication sur la recherche en cours, Atelier « Consommation durable » organisé par Séverine Gojard, avec  Sophie Dubuisson-Quellier, Géraldine Farges, Ana Perrin-Heredia, Marie Plessz et Florence Weber, Paris, le 28 mars 2012.

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vert Formation et diplômes

  • 2011 : Master II « Pratique de l’Interdisciplinarité en Sciences Sociales » (PDI), ENS-EHESS, Mention Très Bien.
  • 2006-2011 : Diplôme de l’IEP de Toulouse, Mention Bien.
  • 2006 : Baccalauréat, série ES, mention « section européenne anglais », mention Très Bien.

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vert Thèmes de recherche

  • Mondes ruraux, sociologie de l’alimentation, Sociologie économique

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vert Résumé du projet de thèse

Dans un contexte d’appel croissant à l’action individuelle en faveur de l’ « environnement » via une consommation définie comme « durable », la thèse envisagée propose de développer la question des conditions sociales de mise en place d’une « consommation durable », en se concentrant sur son volet produits « bio » et « locaux ». Cette recherche apportera un éclairage nouveau  grâce à une étude localisée de l’ensemble des lieux d’approvisionnement alimentaire en milieu rural.

Il s’agira tout d’abord, en utilisant les outils de l’ethnographie économique (Dufy, Weber 2007), de questionner les catégories de « consommation durable », de produits « bio » et « locaux », en étudiant les appréhensions indigènes de ces concepts et le rôle des instruments de politiques publiques (labels, étiquetage…).

De plus, l’étude localisée de l’ensemble des lieux d’approvisionnement alimentaire disponibles en milieu rural (potagers, jardineries, marchés, foires, commerces de proximité, supermarchés, Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne –AMAP–, ventes directes à la ferme, …), en ré-inscrivant chacun d’eux dans le marché local, permettra de mettre en relief l’impact possible des positions dans l’espace social local (capital culturel, économique, associatif, d’autochtonie) sur le choix des lieux d’approvisionnement alimentaire et du type de consommation privilégié. A l’inverse, nous chercherons aussi à souligner l’impact, recherché ou effectif, de la fréquentation de ces lieux sur la position, perçue ou attribuée, dans l’espace social local (stratégies d’appartenance et/ou de distinction). Ce questionnement prend tout son sens dans le contexte local d’une commune rurale connaissant des transformations socio-démographiques (suite à une longue période d’émigration et à la déprise du monde rural) avec l’arrivée de nouveaux résidents permanents reconfigurant de manière fine les positions sociales dans l’espace local et impulsant de nouveaux lieux d’approvisionnement et de nouvelles manières de consommer.

En conclusion, cette analyse localisée de la « consommation durable » étudiera donc les comportements des groupes sociaux face à cette injonction. Elle permettra ainsi de souligner les conditions sociales de possibilités de développement de pratiques culturales respectueuses de l’environnement (jardinage, agriculture), d’une consommation durable et redynamisant le tissu local en milieu rural en (re)localisant les filières et les circuits de distribution (AMAP, ventes directes, circuits courts en supermarché).